PVT Japon (Programme Vacances-Travail) : guide complet pour partir un an au Japon

24 Mar 26 | Japon

pvt japon (programme vacances travail) : guide complet pour partir un an au japon blog girltrotter

Pour beaucoup d’entre nous ici, passer une année au Japon c’est comme un grand saut dans l’inconnu. Même si on part rarement un an en PVT au Japon sans l’avoir fantasmé sous toutes les coutures ce voyage, il n’en reste pas moins un peu effrayant. Et de fait, le Japon a une culture si éloignée de la nôtre et si particulière -j’irai même jusqu’à la qualifier d’unique- qu’il est difficile de s’y projeter et surtout : impossible de savoir à quoi s’attendre. L’une des caractéristiques véritables du Japon qui vous touchera en premier dans votre démarche d’obtention d’un Permis Vacances Travail pour le Japon, c’est son caractère procédurier ! Diable que tout peut nous sembler compliqué à nous français, pourtant pas ignorants de l’administratif, mais non : le Japon est différent. Cet article est une plongée dans l’univers du Japon pour vous accompagner de l’obtention de votre PVT à votre vie sur place. いこう!* Allons-y !

  • Découvertes & Activités 0% 0%
  • Bonnes adresses 0% 0%
  • Infos pratiques 100% 100%
  • Récit de voyage 0% 0%

J’avais déjà rédigé en 2017, à la suite de mon expérience d’une année en PVT en Nouvelle-Zélande, un guide du visa PVT qui pourrait aussi être intéressant à consulter pour évoquer l’expérience générale et le choix de ce type de visa. Mais ici, parlons spécifiquement du PVT Japon !

J’ai dressé la liste de questions que je me suis posée au fur et à mesure de mon aventure pour aller vivre une année au Japon en PVT. « Quel âge maximum faut-il avoir pour demander un PVT au Japon ? », « Y a-t-il un quota de places pour les PVT Japon », « Comment remplir le dossier de demande de PVT Japon ? », « Quel budget prévoir pour un PVT Japon ? », « Faut-il parler japonais pour faire un PVT au Japon ? », etc. Vous vous demandez sûrement les mêmes choses ? Alors, je vous propose un article rédigé d’après mon expérience et organisé en trois temps : avant le départ en PVT au Japon, à l’arrivée en PVT au Japon, vivre en PVT au Japon.

J’ajoute ici un point important. Tous les services recommandés dans cet article très complet sont ceux que j’utilise en voyage au Japon et dont vous aurez besoin lors de votre PVT. Pour la plupart, j’ai intégré un lien d’affiliation. Pour vous, cela n’a aucun impact, mais c’est une manière de soutenir mon travail. Merci !

Préparer l’obtention du PVT Japon et organiser le grand départ

Ici, je vais vous expliquer comment obtenir un Permis Vacances Travail pour le Japon, vous allez pouvoir vérifier si vous êtes éligible et découvrir comment remplir votre dossier de demande de visa PVT.

Comment obtenir un PVT ?

Les critères d’éligibilité au PVT Japon

L’obtention d’un Permis Vacances-Travail au Japon est soumise à un certain nombre de critères strictes. Est-ce que vous cochez les cases ?
Être de nationalité française (si vous êtes francophone mais belge et que vous me lisez, le PVT Japon est aussi disponible pour vous mais il faut se renseigner auprès de l’ambassade de Belgique)
Être âgé.e de 18 à 30 ans à la date du dépôt de la demande. Notez, cela signifie que jusqu’à la veille de vos 31 ans vous pouvez déposer votre dossier. C’est exactement ce que j’ai fait.
Être en bonne santé.

L’obtention du visa Programme Vacances-Travail Japon n’est possible qu’une seule fois, même si vous avez obtenu un visa ayant expiré sans être utilisé, et il ne peut pas être renouvelé, ni prolongé. Faites-en bon usage !

Demander un PVT Japon

La demande du Permis Vacances-Travail au Japon doit être déposée dans le consulat dont dépend votre lieu de vie, sous forme d’un dossier papier avec ces documents à présenter (détails officiels et documents à télécharger sur le site de l’ambassade du Japon en France) :

→ Le formulaire de demande de visa
→ Une photo d’identité de moins de 6 mois
→ Votre passeport en cours de validité et une photocopie (le passeport sera gardé pendant l’examination de votre dossier pour une durée de 2 à 3 semaines environ)
→ Un justificatif bancaire avec un solde de 4500 € au moins, ou bien de 3100 € + billets d’avion aller-retour.
→ Un certificat médical prouvant votre bonne santé

Et c’est ensuite que ça se corse et qu’on découvre la nécessité de montrer patte blanche à l’immigration japonaise. Votre projet doit être solide et vous devez portez une attention particulière aux 3 pièces suivantes, à fournir :

→ Un CV
détaillez clairement votre parcours et ne laissez pas de trous, justifiez en quelque sorte chaque période par une formation, un projet ou une expérience.
→ Une lettre de motivation expliquant “les origines de votre intérêt pour le Japon” et vos motivations à la demande de visa. Soyez précis et sincère : comment vous est venue l’idée d’aller au Japon dans le cadre d’un PVT, pourquoi, qu’aimeriez-vous y vivre ? Parlez de votre rapport au Japon, de vos expériences en lien si vous êtes déjà venu.e, si vous avez appris le japonais etc. Une page suffit mais une page ayant du sens ! Et idéalement, en anglais.
→ Enfin, un projet complet de votre séjour, selon la trame fournie.
Et ici, le mot complet compte réellement, c’est LA pièce justificative qui pourrait vous faire recaler si elle n’est pas suffisamment fournie, alors ne soyez pas fainéant.e – spoiler alert, j’ai failli louper le coche à cause de ce projet que j’ai eu la chance de pouvoir re-soumettre ex-cep-tion-nel-le-ment ! Dans ce document en 3 colonnes (période, lieu où vous souhaitez rester et type de logement envisagé, et activités touristiques, visites culturelles prévues avec budgets et durées) vous écrivez un projet de vie et de voyage pour une année complète au Japon. Ce document sert à deux choses : montrer que vous venez avec un projet réfléchi et que vous avez conscience du coût global de votre voyage, et puis prouver que votre projet correspond bien au cadre du PVT. Par la suite, votre année au Japon n’a pas à suivre vos écrits, le projet peut évidemment évoluer, personne ne vérifiera. Soyez réaliste et précis.e, encore une fois.

Si votre demande est refusée, il est possible de la formuler à nouveau. Malheureusement il arrive souvent que le motif ne soit pas précisé. Si votre dossier est complet et suit les conseils ci-dessus, il se peut que le quota de visa annuel ait été atteint entre le moment de votre demande et la réponse. C’est arrivé à une personne que j’ai rencontré au Japon et qui a dû se rabattre sur un visa tourisme de 3 mois.

Alors justement, quand faire la demande de visa ? Premièrement, assurez-vous sur le site de l’ambassade du Japon en France que le calendrier de rendez-vous est encore ouvert. S’il est clos : les quotas sont atteints. Sauf erreur de ma part, le quota de l’année suivante est remis à zéro en décembre. Je vous propose donc de faire votre demande de visa entre décembre et mars pour assurer vos chances d’obtenir un PVT Japon. Une fois le précieux sésame obtenu, vous avez un an pour mettre le pied au Japon et déclencher votre visa. Sa durée est d’un an jour pour jour à compter de votre passage à l’immigration. Bon voyage ! Ah non, attendez ! Il vous reste d’importantes choses à préparer. Continuez de suivre mon Guide PVT Japon !

Acheter votre billet d’avion pour le Japon

Pour bénéficier des tarifs les plus intéressants, partez en périodes touristiques plus creuses : pendant l’hiver ou l’été et réservez vos billets d’avion le plus possible à l’avance. Mon conseil ici : comparez les prix via le site Skyscanner. C’est selon moi le comparateur le plus lisible et facile à utiliser. Indiquez une date flexible, vous pourrez ainsi choisir le mois de départ le moins cher, puis voir les prix s’afficher pour chaque jour. En faisant le test, j’obtiens un billet aller à 370 € pour Osaka dans sept mois, pas mal du tout pour le Japon ! L’astuce : vérifier les prix pour les différents aéroports internationaux : Tokyo Narita, Tokyo Haneda, Osaka ou même Fukuoka ! (En achetant votre billet via la barre de recherche ci-dessous, vous soutenez mon blog !)

Trouver son assurance voyage PVT Japon

Dans le cadre d’un voyage à l’étranger, l’assurance est indispensable. On se dit souvent que cela représente une part importante du budget, mais croyez-en mon expérience : on est jamais mieux remboursé en cas de pépin que lorsqu’on a une bonne couverture.

Pourquoi l’assurance de voyage est indispensable en PVT au Japon ?

On pourrait penser que l’assurance de voyage dans le cas d’un Programme Vacances Travail au Japon n’est pas nécessaire. Détrompez-vous !

Si vous avez déjà avancé vos recherches sur l’administratif au Japon en PVT, vous savez peut-être qu’en tant que résident.e au Japon -oui, oui- vous devez adhérer à l’assurance santé nationale et payer vos cotisations (je vous explique après comment faire). Mais alors, pourquoi prendre une assurance de voyage ? Deux réponses à cela.

La plus terre-à-terre : l’immigration japonaise à votre arrivée à l’aéroport peut vous demander des pièces justificatives pour vous remettre le tampon d’entrée au Japon, notamment votre assurance de voyage pour une couverture de la totalité de votre séjour. Même si ce n’est quasiment jamais demandé, vous pourriez essuyer un refus d’entrée sur le territoire si vous ne pouvez pas présenter votre justificatif d’assurance voyage. Oups !

Seconde réponse, la plus pratico-pratique : l’assurance maladie nationale du Japon couvre environ 70 % des frais médicaux (consultations, hôpital, pharmacie), mais elle ne prend pas en charge les frais spécifiques tels que le rapatriement, les accidents graves, ni les frais à l’étranger (si vous voyagez hors du Japon pendant la durée de validité de votre visa – voir infos ci-après). En plus, l’assurance voyage n’est pas seulement une assurance santé ! Elle vous couvre plus largement. Si je récapitule, votre assurance voyage vous sera indispensable -en dehors de l’exigence à l’entrée sur le territoire- pour :
→ compléter les 30 % de frais restants non remboursés par l’assurance japonaise (un peu comme une mutuelle en France)
→ couvrir un éventuel rapatriement médical ou retour anticipé
→ vous servir de la responsabilité civile dans le cas où vous blessez un tiers
→ rembourser la perte éventuelle de vos bagages
→ et enfin, pour tout cela si vous voyagez hors du Japon pendant votre PVT

En gros, l’assurance voyage est indispensable et fait partie de votre liste de choses à faire avant le départ au Japon !

Chapka, mon assurance de voyage en PVT au Japon

Depuis 10 ans que je voyage, et 2 visas PVT en Nouvelle-Zélande et au Japon, je suis accompagnée par Chapka qui est d’ailleurs sponsor de cet article. J’ai toujours été satisfaite de leur assurance de voyage : non seulement il est rassurant d’avoir une assurance mais surtout, le jour où on en a besoin, c’est une sacrée économie sur les frais médicaux. Croyez-moi, j’ai économisé 500 euros au Vietnam suite à une batterie d’examens à l’hôpital et un jour où j’ai perdu un proche alors que j’étais en voyage, j’aurais pu bénéficier de leur rapatriement. J’en avais fait la demande avant de changer d’avis et de ne pas rentrer pour les obsèques, mais c’est une autre histoire.

Si vous voulez faire efficace, je vous recommande le contrat d’assurance de Chapka dédié aux bénéficiaires du Programme Vacances Travail : Cap Working Holiday à partir de 38 € par mois. Le prix final de votre assurance dépendra de la durée prévue du voyage (un an ou moins).

La demande de devis se fait en quelques clics en ligne en remplissant les dates de séjour, la destination du PVT. C’est aussi simple pour faire une demande de remboursement suite à un recours médical. Vous faites remplir au médecin un formulaire médical, disponible en plusieurs langues, que vous envoyez ensuite à Chapka par mail ou via l’application mobile avec votre numéro de contrat et votre billet de voyage initial comme preuve de séjour.

J’ajoute ici que cet article est soutenu par Chapka comme partenaire de mon blog. Et que pour me soutenir à votre tour, vous pouvez souscrire votre assurance de voyage via mon lien d’affiliation.

Budget PVT Japon & gestion des finances

En prévision du séjour, il vous faudra nécessairement disposer de quelques économies. Je l’ai écrit au-dessus : vous devrez justifier de 3100 € à 4500 € lors de votre demande de visa PVT pour le Japon.

Sur place, vos dépenses dépendront de votre type de séjour. Le projet à décrire pour demander le PVT Japon vous permettra de vous poser cette question et de formuler une idée précise : allez-vous vivre toute l’année à Tokyo ? Ou bien souhaitez-vous découvrir chaque mois une destination du Japon comme je l’ai fait ?

Ce qui est certain c’est que le Japon n’est pas si cher qu’il l’est dans l’imaginaire commun. Entre les années 60 et 80, le Japon a connu un essor économique extraordinaire qui nous vaut cette idée. S’il est vrai que les prix augmentent au Japon, en tant que français.e avec un pouvoir d’achat en euro face à au yen en perte de croissance, vous êtes chanceux.se.

Pour vous donner une idée précise, j’ai calculé mes propres dépenses pour une année. En moyenne, j’ai dépensé 1400 € par mois, hors billets d’avion et en incluant mon assurance de voyage. Pour faire votre budget, pensez à ajouter les frais éventuels à votre charge en France (charge de copropriété pour les propriétaires d’un bien, impôts, assurance auto si vous conservez votre véhicule etc).

Une astuce pour économiser (jusqu’à 300 € et plus) :
Choisissez une banque propice au voyage qui réduira largement vos frais bancaires à l’étranger ! J’ai récemment opté pour la carte Wise qui :
→ offre 2 retraits sans frais par mois (jusqu’à un total de 200 €)
→ permet d’envoyer de l’argent avec des frais mineurs et dégressifs selon le montant de votre transfert sur un compte bancaire japonais.
→ fait bénéficier de paiements en yens (avec votre solde en yens) toujours gratuits et sans limite de montant.
Ouvrez votre compte en ligne avec le lien ci-dessous, commandez votre carte et à réception activez-là avec un premier paiement.

Utiliser mon lien d’affiliation pour ouvrir votre compte Wise est également une manière de soutenir mon blog.

Langue et niveau de japonais requis pour un PVT Japon

Alors que le japonais est une langue complexe à apprendre pour nous française.e.s, avec un système d’écriture et une manière de s’exprimer totalement différents, faut-il savoir lire et parler le japonais pour un PVT Japon ? Spoiler: non.

Sachez que de manière générale, les japonais ne parlent pas couramment l’anglais. Mais certains se débrouillent tandis que d’autres, évidemment, le parlent très bien ! Un traducteur automatique sera un bon allié de votre séjour.

Mais, comme pour n’importe quel voyage, des rudiments de japonais vous aideront à communiquer. Assurez-vous de connaître les mots de politesse que vous emploierez quotidiennement. L’immersion au Japon est aussi un super cadre pour apprendre le japonais. Si vous souhaitez apprendre le japonais en PVT, trouvez la méthode qui vous convient pour apprendre les bases : chaîne Youtube, podcasts, méthode papier, application mobile etc. Vous pouvez même les combiner. En complément, faites un maximum l’effort de côtoyer des japonais.e.s pour apprendre petit à petit la langue. Enfin, si vous en avez le courage, plongez-vous dans l’apprentissage des deux alphabets, hiraganas et katakana qui vous permettront de commencer à décrypter les écrits. Vous pouvez aussi débuter votre séjour par un mois d’école de japonais pour un apprentissage encadré et accéléré ! Je trouve passionnant l’apprentissage de la langue qui permet d’avoir des interactions simples et de commencer à comprendre la manière de penser si unique de ce pays et de ses habitants. Petit à petit, vous trouverez votre équilibre.

pvt japon (programme vacances travail) : guide complet pour partir un an au japon - apprendre le japonais

Commander une eSim Japon

Surtout pensez à commander une eSim en ligne avant votre départ au Japon ! Cela vous fera faire des économies. Pourquoi ? Parce qu’une fois au Japon, vous aurez très certainement besoin de données Internet avant l’arrivée à votre hébergement, pour prendre les transports et vous repérer dans la ville par exemple. Dans le cas contraire, vous pourrez utiliser le wifi public de l’aéroport par exemple mais plus rien après, à moins d’aller dans un café, ce qui est peu pratique avec ses bagages. Je le recommande d’expérience : je ne parvenais pas à accéder à l’appartement réservé pour les premiers jours. Pour contacter l’hébergeur j’ai dû utiliser les données de ma carte sim française, cela m’a coûté 70 € !

Les carte eSim sont particulièrement pratiques car elles sont activables dès la commande passée. Vérifiez bien par avance que votre modèle de téléphone accepte ces cartes dématérialisées. Ensuite commandez avec Airalo une eSim avec quelques données pour couvrir vos premiers jours. J’utilise Airalo car leur eSim sont peu chères et permettent de faire un partage de connexion sur un autre appareil, ce qui n’est pas le cas de tous les concurrents. à partir de 3,50 € pour 1 Giga.

Je vous parle un peu plus tard dans l’article de mon opérateur téléphonique pour votre année au Japon en PVT.

Les apps à télécharger

Toujours avec votre téléphone, préparez le voyage ! Téléchargez quelques applications mobiles indispensables pour le Japon. J’utilise les deux premières dans tous mes voyages !

→ Currency – une application pour convertir les prix euros en yens ou toutes autres monnaies.
→ Google traduction – je l’utilise souvent en mode “conversation”, ainsi je peux parler français et voir mes propos traduits directement en japonais. Mon interlocuteur peut aussi me répondre en japonais et j’aurais à l’inverse une traduction en français sans changer de mode. C’est très pratique !
→ Line : cette application de messagerie est l’équivalent de Whatsapp mais c’est la plus répandue au Japon, sans elle vous serez presque injoignable !

Guide de voyage Japon

Le choix d’emporter un guide de voyage vous revient. C’est optionnel et gardez à l’esprit que les livres alourdissent considérablement les bagages. Réfléchissez donc encore une fois au type de séjour que vous prévoyez. Vadrouillerez dans tout le Japon ou serez-vous sédentarisé.e ? Un guide peut aussi être bien utile lors de la préparation de votre voyage, à la fois pour découvrir le Japon et ses différentes facettes mais aussi ses destinations.

Pour ma part, j’emmène toujours avec moi au Japon les Cartoville, les city-guides de poche de Voyage Gallimard, pour Tokyo et Kyoto. La ville est à découvrir au travers de ses quartiers expliqués et de ses meilleures adresses. Et attention… J’ai participé à la mise à jour de la version du guide de Tokyo qui paraîtra à l’automne 2026. Je ne peux que vous le recommander pour bénéficier de mes adresses fétiches ! L’auteure de la mise à jour du Guide Cartoville Kyoto, Laura qui est aussi une amie, a également des adresses fantastiques !

Programme Vacances-Travail au Japon : les démarches à l’arrivée

Ça y est, c’est le début de l’aventure et… il y a fort à faire. Mais quoi au juste ?

Arriver à l’aéroport avec un PVT pour le Japon

A priori ici, tout va se passer vite et bien. Votre visa Vacances Travail en poche, il ne vous reste plus qu’à le présenter au passage de l’immigration pour obtenir un tampon d’entrée d’une année dans votre passeport. C’est à ce moment que l’agent va vous fournir votre carte de résident.e, à vous le Japon !

Faire un premier retrait d’argent

Première étape introductive, trouvez dans l’aéroport un distributeur pour faire votre premier retrait d’argent au Japon. Si vous avez suivi mes recommandations, vous avez ouvert un compte Wise et activé votre carte reçue. Vous pouvez donc l’utiliser. Je recommande de déjà retirer les 200 € à 0% de frais.

Acheter une carte de transport japonais

Descendez maintenant dans les étages de l’aéroport pour trouver les lignes de train qui vous guideront jusqu’à votre ville d’arrivée. Trouvez les bornes automatiques de recharge et achetez une carte de transport. Ce sont des cartes au format CB que vous pourrez recharger tout au long de l’année et utiliser dans la majorité des lignes de bus et de métro / train des grandes villes, partout au Japon. Suica, Pasmo, Icoca, peu importe.
Ensuite, selon l’aéroport d’arrivée et le mode de transport choisi pour rejoindre la ville, utilisez votre carte de transport ou achetez un billet spécifique. Pour info, j’ai rédigé un guide pour se déplacer au Japon.

Obtenez un numéro de téléphone

C’est l’une des premières choses à faire car votre numéro japonais vous sera ensuite demandé par l’administration pour ouvrir un compte bancaire ou vous inscrire à l’assurance santé nationale. L’idéal est de trouver un opérateur “foreigner friendly” qui propose des services en anglais pour éviter le tout-japonais très complexe. Je suis pour ma part chez Sakura mobile qui s’adresse aux voyageurs comme aux résidents, avec un site et un support en anglais, des produits sans engagement et très simple d’usage. Vous pouvez commander une (e)sim ou un pocket wifi. Pour ma part, j’ai opté pour une eSim résident long terme avec appel et data Internet.

Formalités obligatoires et utiles à votre arrivée en PVT au Japon

Rendez-vous en mairie : on s’arme d’un traducteur et d’un peu de patience et ça va passer comme une lettre à la poste.

Vous enregistrer en mairie

Sous 14 jours, enregistrez votre adresse en mairie de votre lieu de résidence. C’est assez simple, laissez-vous guider par le personnel et utilisez un traducteur automatique pour faciliter les échanges. Si vous décidez de voyager toute l’année sans ancrage, c’est un peu galère car l’administration ne prévoit pas ce cas de figure. Le plus simple est de vous domicilier chez des connaissances qui recevront votre courrier, et notamment vos papiers et factures pour l’assurance maladie. Ce peut aussi être une auberge mais cela doit être négocié, toutes n’accepteront pas. Dans tous les cas, assurez-vous de garder accès à votre courrier !

pvt japon (programme vacances travail) : guide complet pour partir un an au japon : s'enregistrer a la mairie

Vous affilier à l’assurance santé nationale

Profitez-en d’être à la mairie pour vous inscrire à l’assurance santé nationale du Japon (équivalent de notre sécurité sociale). Cela vous sera très certainement proposé : ne refusez-pas, c’est obligatoire. Vous recevrez votre carte d’affilié.e à présenter en cas de consultation médicale pour bénéficier d’une prise en charge de 70% des frais. Les 30% restant seront à votre charge, et pourront (sauf cas contraire) être remboursés par votre assurance de voyage Chapka. Le système est un peu déroutant : au fil de l’année, vous recevrez par courrier vos bons à régler à l’assurance maladie, en général dans les konbinis, parfois à la poste. Le paiement peut être demandé par trimestre, mais c’est aléatoire selon les municipalités. Le tarif mensuel est calculé selon vos revenus de l’année précédente au Japon, donc déclarez bien zéro de revenu pour bénéficier du tarif le plus bas.

Vous inscrire à la retraite

Toujours à la mairie, demandez le service des retraites. Dès lors que vous travaillez au Japon, le paiement d’une cotisation de retraite est obligatoire. D’ailleurs, il existe des accords bilatéraux France-Japon qui permettent à la retraite française de comptabiliser vos trimestre réalisés au Japon, renseignez-vous. Très important : si vous ne souhaitez pas travailler au Japon, faites-vous exonérer ! La démarche est simple.

Ouvrez un compte bancaire

Arrivé.e au Japon, ouvrez au plus vite votre compte bancaire. Comme expliqué ci-avant, vous économiserez de l’argent à ne pas utiliser de carte bancaire classique avec des frais de retraits et de paiement trop onéreux à l’étranger. Mettez en place une stratégie de transfert grâce à Wise, vers votre compte japonais. Si vous comptez travailler au japon, le compte sera quasiment indispensable. Je recommande la Japan Post Bank qui est la plus ouverte aux étrangers. Malheureusement, les cartes disponibles pour nous sont seulement des cartes de retrait et non de paiement. Cela-dit, c’est suffisant pour le quotidien. Pour les achats en ligne, utilisez la carte Wise physique ou dématérialisée.

Faites traduire votre permis de conduire français au Japon

Si vous comptez louer une voiture à un moment de votre séjour en PVT au Japon, sachez que la conduite au Japon se fait à gauche ! Cela demande un peu d’adaptation et beaucoup de prudence. Quant au permis, vous devez demander une traduction officielle de votre permis français au Japon. Cela coûte environ 25 euros sur le site de la Japan Automobile Federation (JAF) et vous pouvez l’imprimer à réception dans une supérette konbini. La procédure est relativement simple mais surtout elle est nettement moins chère que si vous le faites faire par une agence de voyage avant votre arrivée (60 euros). Quand vous serez au Japon vous aurez tout le temps pour le récupérer vous-même.

PVT Japon, c’est parti : la vie sur place au Japon

Se loger en PVT au Japon

Trouver un logement au Japon en PVT, c’est souvent l’un des premiers vrais défis une fois sur place, si vous décidez de vivre dans un seul lieu. Pour ma part, j’ai voyagé et beaucoup vécu dans des guesthouses. Je connais malgré tout le sujet car j’ai également loué un appartement à Kyoto après mon PVT (en poursuivant mon aventure au Japon avec un visa étudiant). Le système de location au Japon est très différent de celui de la France mais il existe pas mal de solutions. Je vous explique :

Location classique d’un appartement : compliquée et chère car il est souvent demandé d’avoir un garant japonais, et/ou une société de garantie (qui couvre le locataire si vous ne payez pas votre loyer, pour 50 000 à 70 000 yens pour une année). Le tarif pour entrer dans le logement est exorbitant (pas question de changer d’appart de si tôt) : 1 ou 2 mois de loyer, idem pour la caution, 1 mois offert au propriétaire (pratique japonaise ancrée, on parle d’argent cadeau ou argent clé, c’est surprenant pour nous !). Et vous pourrez faire face à la xénophobie : étranger refusé, ça m’est arrivé. Cela reste toutefois possible de louer un bien au Japon en PVT, recherchez des annonces sur les sites locaux Athome, Suumo, Homes, ou sur des sites foreigner friendly (potentiellement plus chers) tels que Gaijinpot et Oakhouse.

→ Les share-house (maison partagées en colocation) : c’est une solution très courante, moins onéreuse et qui peut permettre de rencontrer locaux comme étrangers. La chambre est privée et les autres espaces sont communs. Les frais d’entrée sont accessibles, le garant n’est pas nécessaire ! Fouillez les sites comme Share Share ou à nouveau Gaijinpot et Oakhouse.

Au Japon, pour trouver un logement en PVT, je conseille de réserver 1 à 2 semaines de logement temporaire avant d’arriver, puis de chercher sur place.

Trouver un travail en PVT au Japon

Le PVT Japon permet de travailler librement, et c’est clairement un gros avantage. Mais attention : trouver un job dépend énormément… de votre niveau de japonais. Sans le parler, il est possible de trouver un travail mais ça limite les options.

Sans japonais, on peut viser les jobs dans des auberges ou la restauration internationale et en le parlant, on accède plus facilement à des postes dans des cafés / restaurants japonais, konbini ou autre. Ne vous limitez pas, suivez vos envies, testez et voyez, selon votre projet !

Avec un visa vacances-travail au Japon, on ne peut pas travailler dans les bars à hôtesses / hôtes, les métiers liés au divertissement pour adultes et certaines activités nocturnes spécifiques. Rien de très surprenant, mais mieux vaut le savoir.

Mon conseil PVT Japon : ne compte pas uniquement sur le travail pour financer ton séjour. Vois-le comme un bonus, pour apprendre le japonais, vivre comme un local. Et n’oubliez pas que le PVT est un visa non reconductible, une opportunité en or et peut-être une occasion unique de voyager partout au Japon.

Faire du wwoofing en PVT au Japon

Autre option que j’apprécie énormément : le wwoofing. C’est une expérience que je recommande à 100 % pour rencontrer des locaux et se laisser guider dans la découverte du pays par des opportunités que nous ne pourrions pas imaginer autrement. Le principe est simple : en échange de quelques heures par jour (ferme, auberge, projet local), on reçoit logement et nourriture. C’est donc l’occasion de découvrir des savoir-faire et même de découvrir la culture japonaise depuis l’intérieur. Sortir des grandes villes est aussi une manière très authentique de vivre le Japon qui a de magnifiques et nombreuses campagnes. Tu peux passer par les plateformes WWOOF Japan, Workaway et Helpx. C’est une super option pour réduire ton budget PVT Japon tout en vivant une vraie immersion.

Voyager depuis le Japon

Pendant l’année de PVT Japon, vous avez l’avantage de pouvoir sortir et revenir, par exemple pour visiter des pays alentours (Corée du sud, Taïwan…) ou si vous devez rentrer d’urgence en France (sait-on jamais, et dans ce cas le contrat d’assurance Cap Working Holiday de Chapka prend en charge votre rapatriement). Mais attention, en quittant le Japon, à l’aéroport il faudra absolument remplir le formulaire “Embarkation Card for Re‑entrants / 再入国EDカード” et y cocher la case “re-entry permit”.
Malgré tout, le Japon est un pays vaste et chacune de ses préfectures a une identité propre à découvrir : vous aurez beaucoup à y faire. Dans une logique de voyage responsable et local, je recommande de profiter à fond du Japon plutôt que de barouder dans toutes l’Asie. Et encore une fois : ce visa ne dure qu’un an… profitez-en 😉

Acheter une voiture au Japon

Acheter une voiture en PVT, c’est possible… mais pas indispensable. Les transports au Japon sont excellents (train, métro, bus – même à la campagne !). En ville, une voiture est souvent inutile et même contraignante (parkings chers). À la campagne, ça peut être très pratique. Après plusieurs mois à parcourir le Japon de toute part en train, j’ai fini par y acheter un petit van, en partie aménagé. C’était mon rêve de revenir à la van life 10 ans après mon PVT en Nouvelle-Zélande et comme j’étais le plus souvent à sillonner la campagne japonaise c’était une super option pour moi. J’ai utilisé ces sites de recherche d’occasions :
Goo net
Carsensor
Toutefois, il y a des points de vigilance à connaître. Un peu d’aide d’une personne japonaise est très recommandé pour assurer la compréhension et le lien de confiance avec le garage et l’assureur. Le contrôle technique japonais (shaken) est très coûteux (300-400 euros) et les frais d’entretien élevés. Il faut donc y réfléchir à deux fois avant de se lancer. Rappelez-vous aussi qu’on conduit à gauche au Japon (voir infos plus haut pour demander votre traduction de permis).

Rencontrer du monde au Japon ?

C’est sûrement l’aspect le plus important… et le plus imprévisible. Soyez spontané.e ! Adoptez l’esprit du voyage et n’hésitez pas à aborder et vous laisser aborder par des personnes de votre auberge, vos nouveaux colocataires ou vos voisins de comptoir au restaurant. J’ai rencontré énormément de japonais comme ça. Au-delà des clichés, je trouve les japonais accueillants et curieux !

Sinon, quelques astuces pour créer des opportunité de rencontres au Japon en PVT :
→ l’application Meetup : pour participer à des événements (rando, coworking, échanges linguistiques…)
→ Bumble BFF, pour rencontrer des amis)
groupes Facebook et communautés locales
centres culturels (notamment à Kyoto ou Tokyo)
→ activités proposées par les mairies

pvt japon (programme vacances travail) : guide complet pour partir un an au japon blog girltrotter 2

J’espère avoir répondu à un maximum de vos questions. Cela dit, je reste disponible pour répondre à vos questions en commentaire !

Vous pouvez aussi consulter tous mes articles sur le Japon : je vous parle des transports au Japon et à Tokyo pour vous guider, j’ai écrit sur les onsens et sento et sur la question des tatouages au Japon, j’ai un article sur les geishas, mais aussi sur les sakuras et le hanami au Japon, bref, un tas de ressources pour préparer ton expérience de Programme Vacances-Travail au Japon !

Marelune, en direct de Kyoto !
Mention sur cet article soutenu par Chapka.

Logo Girltrotter Blog voyage et aventure responsable

Épingle cet article sur pinterest

programme vacances travail au japon le guide
pvt japon le guide complet pour partir un an par le blog girltrotter
guide complet un an en pvt au japon blog girltrotter

TU aimeras aussi

Quels souvenirs de voyage rapporter du Japon ?

Quels souvenirs de voyage rapporter du Japon ?

Quand une destination ou un séjour nous plaît particulièrement, nous sommes souvent tentés de rapporter des souvenirs de voyage et d’en offrir à nos proches. On trouve toutes sortes de souvenirs de voyage à rapporter du Japon, mais attention à ne pas céder à la...

Où voir les cerisiers en fleur à Kyoto ?

Où voir les cerisiers en fleur à Kyoto ?

Lorsqu’on visite Kyoto au printemps c’est la question numéro un que chacun se pose : où voir les cerisiers en fleur à Kyoto ? J’ai passé 2 mois à Kyoto au printemps 2023. J’ai donc vu éclore petit à petit les fleurs, d’abord celle des pruniers dès février, puis petit...

Où travailler quand on est digital nomade à Kyoto ?

Où travailler quand on est digital nomade à Kyoto ?

Digital Nomade à Kyoto : où travailler ? Voilà une question d’importance si vous posez vos valises quelque temps à Kyoto en tant que digital nomade, ou même que vous prévoyez de travailler quelques jours depuis Kyoto lors d’un séjour professionnel. Quand on est...

ÉCRIS-MOI UN PETIT MOT ♥

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Pin It on Pinterest

Share This